FAITS DIVERS : Drame à Bani : une fillette de 8 ans fauchée en plein Gamou, le conducteur déféré

Le village de Bani, dans la commune de Sakar, est sous le choc. Alors que les familles étaient réunies pour célébrer un Gamou traditionnel, la fête a viré au cauchemar ce dimanche. Une jeune élève de 8 ans a perdu la vie dans un accident d’une rare violence, déclenchant une vague de colère dans la localité.
Une célébration familiale brisée
L’accident s’est produit sur l’axe Carrefour Ndiaye-Kolda, qui traverse le village de Bani. La victime, F. Solly, une fillette de 8 ans inscrite en études arabes, a été percutée de plein fouet par un véhicule particulier de marque Peugeot (immatriculé DK 9493 BB).
Selon les témoignages recueillis sur place, l’excès de vitesse serait en cause. Le véhicule traversait l’agglomération à une allure jugée excessive, ne laissant aucune chance à l’enfant.
La gendarmerie évite de justesse un lynchage
La brutalité du choc a immédiatement provoqué l’exaspération des habitants. Dans un mouvement de foule spontané, des villageois en colère ont tenté de s’en prendre physiquement au conducteur et de détruire le véhicule.
L’intervention rapide de la brigade territoriale de Sédhiou, dirigée par l’adjudant Saliou Gueye, a été décisive. Les gendarmes ont réussi à :
- Sécuriser le périmètre du drame.
- Exfiltrer le conducteur, A. Bathily, pour le soustraire à la vindicte populaire.
- Rétablir le calme dans une zone particulièrement sous tension.
Suites judiciaires
Les sapeurs-pompiers de la 43ème compagnie ont transporté le corps de la petite F. Solly à la morgue de l’hôpital régional de Sédhiou.
Le conducteur, A. Bathily, n’a bénéficié d’aucune clémence après son placement en garde à vue. Il a été déféré ce lundi et présenté au procureur de la République pour répondre des chefs d’homicide involontaire par accident de la circulation.
Ce drame repose de manière cruciale la question de la sécurité routière lors de la traversée des villages par les routes nationales. L’absence de ralentisseurs ou de mesures de protection adéquates, combinée à l’imprudence de certains conducteurs lors des périodes de grands rassemblements (comme les Gamou), continue de faucher des vies innocentes. La réaction de la gendarmerie a permis d’éviter un second drame, mais la douleur des populations de Bani reste immense.

