MÉDIAS : Alain Foka salue la « grandeur » du Sénégal et fustige le « parti pris » de Gianni Infantino

Le sacre continental du Sénégal au Maroc continue de résonner au-delà des frontières sportives pour devenir un symbole de résilience politique et culturelle. Dans une chronique percutante diffusée sur sa chaîne YouTube AFO Média, le célèbre journaliste camerounais Alain Foka a rendu un hommage vibrant aux Lions de la Teranga, tout en décochant des flèches acérées contre le président de la FIFA.
Par Abdallah
Un sacre sous le signe de la dignité
Pour Alain Foka, la victoire finale du Sénégal à Rabat n’est pas seulement un exploit athlétique, c’est une leçon de caractère. L’ancien présentateur vedette de RFI estime que les hommes de Pape Thiaw ont su rester debout dans un environnement qu’il qualifie d’extrêmement toxique.
« 2026 commence avec l’éclatante victoire du Sénégal au Maroc qui doit nous inspirer dignité, fierté et persévérance », a-t-il déclaré.
Le journaliste n’a pas mâché ses mots pour décrire l’ambiance de la finale, évoquant une confrontation directe avec « l’adversité, la violence, la haine et la triche ». Selon lui, c’est précisément dans ce chaos que le Sénégal a puisé sa « grandeur ».
Gianni Infantino dans le viseur
L’une des charges les plus virulentes d’Alain Foka concerne l’attitude des instances dirigeantes du football mondial. Le journaliste a nommément ciblé Gianni Infantino, le président de la FIFA, présent en tribune officielle lors de la finale.
Selon l’analyste camerounais, l’Italo-Suisse ne parvenait pas à dissimuler son penchant pour le pays hôte :
- Un parti pris flagrant : Alain Foka affirme qu’Infantino affichait une attitude déplaisante face à la résistance sénégalaise.
- Une faillite du fair-play : Le journaliste dénonce un stade « totalement hostile et ignorant du fair-play », un climat que le patron de la FIFA aurait, selon lui, cautionné par son silence ou sa gestuelle.
Le Sénégal, nouveau modèle de l’Afrique
Au-delà du terrain, Alain Foka voit dans ce parcours des Lions une métaphore de l’Afrique qui gagne malgré les vents contraires. En félicitant l’attitude des joueurs, il érige le Sénégal en exemple de « persévérance » pour tout le continent, capable de s’imposer sur le terrain de l’autre malgré un arbitrage et une organisation qu’il juge partiaux.
La sortie d’Alain Foka confirme que la finale de la CAN 2025 a dépassé le cadre du football pour devenir un sujet de fierté panafricaine. En s’attaquant à Gianni Infantino, le journaliste camerounais rejoint une partie de l’opinion publique qui perçoit une certaine ingérence des instances mondiales dans les compétitions africaines. Cette chronique renforce l’idée d’un Sénégal « seul contre tous », dont la victoire n’en est que plus éclatante aux yeux du continent.

