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MÉDIAS : La RTS sous le feu des critiques pour sa gestion de l’après-finale CAN -

MÉDIAS : La RTS sous le feu des critiques pour sa gestion de l’après-finale CAN

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Le Sénégal est-il en train de perdre la bataille de l’image ? C’est le cri d’alarme lancé par le syndicaliste Alioune Badara Kane. Selon lui, le choix de la RTS de privilégier le contenu local en langues nationales au détriment de grandes émissions en français paralyse la capacité du pays à se défendre face aux critiques internationales du Maroc, de la CAF et de la FIFA.

Par Abdallah

Un soft-power en « panne sèche »

Pour Alioune Badara Kane, la télévision nationale a manqué à sa mission régalienne de diplomatie d’influence. Dans un contexte de tensions sportives et institutionnelles, la barrière de la langue devient un obstacle :

  • L’absence du français : La disparition des émissions phares en français empêcherait le Sénégal de porter son plaidoyer auprès de l’opinion internationale et des instances francophones.
  • Le repli identitaire : Le journaliste dénonce une transformation de la RTS en une « chaîne YouTube pour public local », oubliant sa fonction d’instrument de puissance régionale.

Le paradoxe algérien

L’un des points les plus saillants de la critique concerne le recours à des médias tiers. ABK souligne l’ironie de voir la chaîne publique algérienne prendre la tête du combat médiatique pour défendre les intérêts sénégalais :

« Nous en sommes réduits à reprendre des extraits algériens pour déconstruire les mensonges… C’est la preuve flagrante d’une gestion cavalière et populiste. »

La riposte médiatique : un enjeu de souveraineté

L’analyse met en lumière la dimension géopolitique du sport. En période de crise, le média national doit servir de bouclier informationnel. Selon le syndicaliste, le mutisme en français affaiblit la position du Sénégal au moment même où des sanctions disciplinaires sont attendues au Caire (siège de la CAF).

Vers un changement de cap à la RTS ?

Cette sortie médiatique met Pape Alé Niang sous pression. Elle pose la question de l’équilibre entre la promotion des langues nationales (volonté politique affichée du régime actuel) et la nécessité de maintenir une fenêtre ouverte sur le monde pour protéger les intérêts stratégiques du pays.

Le football est un terrain de « soft-power » où l’image vaut autant que le résultat. En abandonnant la langue de communication internationale, le Sénégal risque de se retrouver « muet » dans les instances de décision. Cette polémique souligne l’importance d’une stratégie médiatique bilingue (Wolof/Français) pour concilier ancrage populaire et influence mondiale.

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