CAN 2025 : Hafid Derradji dénonce le « boycott numérique » de la CAF et de la FIFA envers le Sénégal

Près d’une semaine après la victoire finale du Sénégal, le célèbre commentateur algérien d’Al Jazeera s’étonne de l’absence de félicitations officielles sur les plateformes numériques des instances dirigeantes du football. Un mutisme qu’il juge inédit et « étrange » au regard de l’histoire de la compétition.
Par Abdallah
Un silence qui interroge
Pour Hafid Derradji, le contraste est saisissant entre la ferveur mondiale et la froideur administrative des instances :
- Un précédent historique : D’ordinaire, la FIFA et la CAF inondent leurs réseaux sociaux et leurs sites officiels d’images du vainqueur, d’articles de célébration et de messages de félicitations immédiats.
- Le constat : Sept jours après le sacre, les portails web de la CAF et de la FIFA resteraient muets ou particulièrement discrets sur le triomphe sénégalais.
- Le tacle : Derradji suggère que ce silence ne pourra pas effacer la réalité du terrain : « Le monde entier a félicité le Sénégal, et l’histoire ne l’oubliera pas ».
Pourquoi un tel mutisme ?
Si les instances n’ont pas encore officiellement répondu à cette polémique, plusieurs observateurs évoquent des pistes pour expliquer ce malaise :
- L’arbitrage contesté : Les nombreuses polémiques liées à la VAR et aux décisions arbitrales durant la finale pourraient gêner la communication des instances.
- Tensions protocolaires : Les incidents rapportés lors de la remise du trophée (notamment autour de la figure du Prince Moulay Rachid) pourraient avoir créé un froid diplomatique.
- Gestion de crise : La CAF pourrait attendre de traiter les éventuels rapports de match et plaintes avant de lancer sa communication de célébration.
Le point sur la polémique (Janvier 2026)
| Source de la critique | Cibles visées | Motif du grief |
| Hafid Derradji | CAF & FIFA | Absence de félicitations officielles sur leurs sites web. |
| Remy Ngono | Instances sportives | Relais de l’information via « Arrêt sur Images ». |
| Sentiment général | Gouvernance du football | Soupçon de traitement de faveur ou de rancœur institutionnelle. |
L’écho de Remy Ngono
Le relais de cette information par Remy Ngono n’est pas anodin. Connu pour son franc-parler et ses critiques acerbes contre la gestion du football africain, le journaliste de RFI amplifie un sentiment d’injustice ressenti à Dakar. Pour beaucoup, ce silence institutionnel ne fait que renforcer la légitimité d’une victoire acquise dans l’adversité.
Il est rarissime qu’une finale de CAN ne soit pas suivie d’une campagne de communication massive de la part de la CAF. Si ce silence persiste, il pourrait alimenter durablement la thèse d’une « fracture » entre le Sénégal et les instances dirigeantes, d’autant plus après une compétition marquée par des tensions sportives et extra-sportives entre les nations phares du continent.

