MÉDIAS : L’Espagne prend fait et cause pour le Sénégal et fustige le « Scandale de Rabat »
Alors que la FIFA et la Fédération marocaine réclament des sanctions exemplaires contre les Lions de la Teranga, un soutien inattendu et puissant est venu de l’autre côté du détroit de Gibraltar. La presse espagnole, d’ordinaire peu prompte à commenter la CAN, multiplie les unes incendiaires contre l’organisation marocaine, y voyant une preuve d’impréparation pour le Mondial 2030.

Par Abdallah
Un réquisitoire contre l’arbitrage « criminel »
Le journal El Confidencial n’a pas utilisé de pincettes pour décrire les événements du stade Moulay Abdellah. En titrant sur un « jeu criminel » et un « scandale historique », le média ibérique souligne l’asymétrie flagrante des décisions de l’arbitre Jean-Jacques Ndala :
- Le but refusé à Ismaïla Sarr : Jugé « légitime » par la presse espagnole, qui remet en question la faute attribuée à Abdoulaye Seck.
- Le penalty marocain : Qualifié de « douteux » et de faveur arbitrale manifeste.
El Español abonde dans ce sens, affirmant que le chaos de la finale laissera des « accusations de favoritisme qui hanteront le pays nord-africain pendant des années ».
L’affaire des serviettes : Une image « embarrassante »
L’Espagne s’est également indignée des comportements antisportifs en bord de pelouse. Les vols répétés de la serviette d’Édouard Mendy par des ramasseurs de balles et des officiels ont été perçus comme une marque d’amateurisme profond. Le journaliste Alejandro Lopez Fernandez et l’influenceur Ivan Blanco s’accordent sur un point : sanctionner le Sénégal pour son mouvement d’humeur sans punir le Maroc pour ces provocations et l’arbitrage serait une « honte mondiale ».
Enjeu : La finale de la Coupe du Monde 2030
Pourquoi une telle virulence de la part de Madrid ? Le fond du problème est ailleurs. Le Maroc et l’Espagne sont en concurrence directe pour accueillir la finale du Mondial 2030 (co-organisé avec le Portugal).
- L’Espagne mise sur le prestige du Santiago Bernabéu.
- Le Maroc espère profiter des déboires judiciaires de la fédération espagnole pour récupérer l’événement.
Pour les médias espagnols comme Pepe Elias, le chaos de la CAN 2025 (sifflets en conférence de presse, refus princier de remettre le trophée, incidents techniques) prouve que le Maroc n’est pas prêt pour une finale mondiale.

