SÉCURITÉ : Braquage spectaculaire sur l’axe Diakhaby-Coumboutourou, plus de 3 millions emportés

Le département de Saraya a été le théâtre d’une violente attaque à main armée ce vendredi. Une dizaine d’assaillants ont tendu une embuscade à des usagers se rendant sur un site d’orpaillage, emportant un butin conséquent avant de se fondre dans la nature.
Par Abdallah
Saraya — L’insécurité dicte à nouveau sa loi dans les zones aurifères de la région de Kédougou. Ce vendredi, le tronçon reliant Diakhaby au site d’orpaillage de Coumboutourou a été le cadre d’un braquage mené avec une détermination qui témoigne de la hardiesse des groupes criminels opérant dans la zone.
Un climat de terreur en langue locale
Selon les témoignages recueillis par Sud Quotidien, les malfaiteurs, au nombre d’une dizaine, n’ont laissé aucune chance à leurs victimes. Armés de fusils, de machettes et de bâtons, ils ont intercepté les voyageurs avant de les soumettre à une fouille systématique.
S’exprimant en langue locale pour donner leurs ordres, les assaillants ont réussi à instaurer un climat de terreur, contraignant les usagers à remettre tout ce qu’ils possédaient. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, malgré la violence psychologique du choc.
Le bilan du braquage : de l’argent et des mobiles
Le butin est particulièrement lourd pour les victimes, souvent des orpailleurs ou des commerçants de passage :
- Somme d’argent : 3 425 000 francs CFA.
- Matériel : 13 téléphones portables.
Riposte immédiate des forces de sécurité
Alertés, les éléments de la compagnie de gendarmerie de Kédougou, épaulés par les unités d’élite du GARSI (Groupes d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention) et de l’ESIK, ont convergé vers le site de l’attaque.
Sur les lieux, les enquêteurs ont pu mettre la main sur des indices précieux abandonnés dans la précipitation par les malfaiteurs :
- Deux téléphones portables appartenant probablement aux victimes.
- Quatre cornets de chanvre indien.
- Une moto, dont l’identification du propriétaire est actuellement au cœur de l’enquête.
Une région sous haute tension
Cette nouvelle attaque n’est pas isolée. Le même matin, un autre incident similaire a été signalé à Séguékho. Ces événements interviennent dans un contexte de pression sécuritaire accrue, quelques jours seulement après le démantèlement d’un important site d’orpaillage clandestin le long de la rivière Falémé.

