JUSTICE : Réclusion criminelle à perpétuité pour un gang de sept braqueurs à Kédougou

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La Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Kédougou a rendu son verdict ce 12 janvier 2026 dans une affaire qui avait glacé la région en 2024. Accusés de braquage à main armée et d’association de malfaiteurs, sept individus ont été condamnés à la peine maximale.

Par Abdallah

Kédougou — Le signal envoyé par la justice sénégalaise dans le sud-est du pays est sans équivoque : la tolérance zéro s’applique désormais aux bandes organisées qui sèment la terreur dans les villages reculés. Ce lundi, sept accusés ont vu leur destin scellé par la Chambre criminelle, au terme d’un procès marathon.

Une nuit de terreur en 2024

Les faits remontent à deux ans. Une bande armée avait fait irruption en pleine nuit dans un village de la région, utilisant la violence pour dépouiller plusieurs familles. Parmi les victimes constituées parties civiles, Ibrahima Diallo et Aïssatou Lamarana Diallo ont décrit des scènes de traumatisme où l’argent et les biens ont été emportés sous la menace d’armes à feu.

À la barre, seul Lountang Baldé a eu le courage de reconnaître sa participation. Ses six complices — Mamadou Day Diallo, Daouda Kanté, Boubacar Ba, Cheikh O. Diallo, Amadou D. Ba et Samba Ba — ont maintenu une ligne de déni total, malgré leurs aveux consignés lors de l’instruction.

Le viol écarté, mais la perpétuité maintenue

Le dossier comportait initialement une accusation de viol collectif. Si le ministère public avait suggéré une requalification en viol simple, le tribunal a finalement décidé d’acquitter les sept hommes de ce chef d’inculpation.

Cependant, cet acquittement partiel n’a pas suffi à alléger la sentence. Les juges ont estimé que la culpabilité pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes et de violences était largement établie. Suivant les réquisitions du parquet, la Cour a prononcé la réclusion criminelle à perpétuité pour l’ensemble des accusés.

Réparations financières pour les victimes

Au-delà de la peine privative de liberté, le tribunal a reconnu le préjudice matériel et moral subi par les victimes. Des dommages et intérêts ont été alloués pour un montant total dépassant les deux millions de FCFA :

  • 745 000 FCFA pour la victime la plus impactée ;
  • 500 000 FCFA, 250 000 FCFA et 200 000 FCFA pour les autres parties civiles.

Cette condamnation exemplaire réaffirme l’autorité de l’État dans une zone frontalière où la sécurité des populations rurales reste une priorité majeure des autorités judiciaires.

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