FINALE CAN 2025 : Pape Thiaw dénonce les failles sécuritaires et prône le fair-play

À la veille du choc historique entre le Sénégal et le Maroc, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s’est présenté en conférence de presse ce samedi 17 janvier 2026. Entre fermeté sur les incidents logistiques et sérénité tactique, le technicien sénégalais a envoyé un message fort : la finale doit être une fête du football africain, pas un champ de bataille.
Par Abdallah
Dakar-Rabat — Le ton était calme mais le message sans équivoque. Présent face aux médias pour l’ultime rendez-vous avant la grande finale, Pape Thiaw a d’emblée dû justifier son retard, causé par une escorte défaillante. Un incident qui fait suite à une journée de vendredi particulièrement chaotique pour la délégation sénégalaise.
« Ce qui s’est passé hier est anormal »
Pape Thiaw n’a pas éludé les tensions qui ont émaillé le séjour des Lions à Rabat. Revenant sur les scènes où les joueurs se sont retrouvés exposés à une foule incontrôlée, il a tiré la sonnette d’alarme :
« Une équipe comme le Sénégal ne doit pas se retrouver au milieu d’une foule populaire. Les joueurs étaient en danger, tout pouvait arriver. Cela ne doit pas se produire, surtout entre deux pays frères. »
L’expérience contre le public hôte
Déjà vainqueur du CHAN 2023 en Algérie face au pays organisateur, Pape Thiaw connaît la recette pour dompter un stade hostile. S’il reconnaît l’avantage du public marocain, il refuse d’en faire un facteur de peur. « Jouer contre le pays hôte n’est jamais facile… mais le public restera dans les tribunes. Sur le terrain, c’est onze contre onze », a-t-il martelé. Pour lui, le sort des Lions se décidera uniquement sur le « rectangle vert ».
Une vitrine pour l’Afrique
Au-delà de la rivalité entre Dakar et Rabat, le sélectionneur a rappelé l’enjeu continental. Évoquant la reconnaissance mondiale de stars comme Sadio Mané, il a plaidé pour une valorisation continue de la CAN, longtemps sous-estimée par les instances internationales. « Aujourd’hui, c’est l’image de l’Afrique qui est en jeu. Il faut bien finir cette organisation », a-t-il conclu, appelant au respect mutuel pour que cette finale reste dans les mémoires pour sa qualité de jeu et non pour ses coulisses tumultueuses.

