Crise à la FEMAFOOT : Démission collective de 13 membres et chute de Mamoutou Touré

Le football malien traverse une zone de fortes turbulences. Ce mardi 13 janvier 2026, un coup de tonnerre a retenti avec la démission simultanée de treize membres du comité exécutif de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT). Ce départ massif entraîne, de facto, la dissolution du bureau et la fin du règne de son président, Mamoutou Touré.

La chute d’un président déjà fragilisé

Cette démission collective n’est pas un acte isolé. Elle intervient alors que le président de la fédération, Mamoutou Touré, dit « Bavieux », est incarcéré depuis plusieurs mois. Il est visé par des soupçons de détournement de fonds publics remontant à l’époque où il exerçait des fonctions administratives à l’Assemblée nationale du Mali.

Bien qu’il ait toujours clamé son innocence depuis sa cellule, son absence prolongée et les pressions judiciaires ont fini par paralyser l’institution.

Une dissolution automatique selon les statuts

Conformément aux textes qui régissent la FEMAFOOT, la démission de plus de la moitié des membres du comité exécutif provoque automatiquement la dissolution de l’instance dirigeante. Ce mécanisme statutaire met un terme immédiat au mandat du président et de son équipe, ouvrant la voie à une restructuration forcée.

Vers une période de transition

Cette vacance du pouvoir plonge le football malien dans une phase d’incertitude institutionnelle. La FIFA et la CAF devraient suivre de près la situation pour s’assurer de la mise en place d’un comité de normalisation ou de l’organisation rapide de nouvelles élections.

Pour les observateurs locaux, ce « nettoyage » interne est perçu comme une étape nécessaire pour assainir la gestion du football national, alors que les Aigles du Mali ont besoin d’une fédération stable pour préparer leurs prochaines échéances internationales de 2026.

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