« Théorème de Pasqua » et diversion : Mamoudou Ibra Kane fustige la stratégie de la Ministre de la Justice

Le leader du mouvement « Demain c’est maintenant », Mamoudou Ibra Kane, n’est pas passé par quatre chemins pour commenter les récentes révélations de la Garde des Sceaux, Yassine Fall, sur l’affaire des téléphones portables de Farba Ngom. Pour le journaliste et homme politique, il s’agit d’une manœuvre de communication destinée à masquer une injustice procédurale.

Une « affaire dans l’affaire »

Dans une publication incisive sur le réseau social X, Mamoudou Ibra Kane a convoqué l’histoire politique française pour analyser la situation actuelle au Sénégal. Il a évoqué le célèbre théorème de Charles Pasqua, une stratégie consistant à multiplier les polémiques secondaires pour noyer le sujet principal jusqu’à la confusion totale de l’opinion.

Selon MIK, le « sujet principal » reste le maintien en détention de Farba Ngom. Il qualifie le rejet de la liberté provisoire du député-maire des Agnam de « refus injuste et illogique ». Pour lui, la sortie médiatique de Yassine Fall sur les 400 messages retrouvés dans le téléphone de l’ex-député n’est qu’un écran de fumée.

« Ne pas tomber dans le piège »

Mamoudou Ibra Kane accuse le sommet de l’État de chercher à « distraire » les Sénégalais en créant ce qu’il appelle une « fausse affaire dans la vraie affaire ». Il appelle ses concitoyens à rester lucides et à ne pas se laisser entraîner sur le terrain du « hors-sujet ».

De la politique au terrain de football

Faisant preuve d’un sens aigu de l’actualité, le leader de « Demain c’est maintenant » a opéré un glissement inattendu vers le sport pour clore son argumentaire. Invitant les Sénégalais à ignorer ces « distractions » politiques, il a appelé à l’union sacrée derrière les Lions de la Teranga.

« Concentrons-nous sur le match du jour : Sénégal-Égypte ou Mané-Salah, demi-finale de la CAN à Tanger au Maroc », a-t-il lancé.

Une manière habile de suggérer que, pendant que le pays vibre pour sa sélection nationale, les enjeux de justice et de libertés individuelles ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la communication politique.

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