Affaire des téléphones en prison : Aucune charge retenue contre Farba Ngom

Alors que le ministère de la Justice avait fait état de « révélations explosives » concernant l’utilisation de téléphones portables par Farba Ngom en détention, le dossier vient de connaître un tournant décisif. Le juge d’instruction a estimé qu’aucune charge ne pouvait être retenue contre l’ancien député-maire des Agnam dans ce volet spécifique, ouvrant ainsi la voie à une demande de liberté provisoire.

Une « tempête dans un verre d’eau » ?

Le 13 janvier dernier, la ministre de la Justice, Yassine Fall, détaillait devant la presse un système de communication sophistiqué. Selon l’accusation, deux téléphones portables avaient été retrouvés dans la cellule de Farba Ngom au Pavillon spécial, contenant plus de 400 échanges avec des personnalités politiques et médiatiques.

Pourtant, dès le lendemain, le juge d’instruction a rendu une ordonnance qui change la donne. La défense, portée par Maître El Hadj Diouf et ses confrères, a fait savoir que le juge a estimé que les faits reprochés n’étaient pas établis ou ne relevaient pas d’une infraction pénale de nature publique.

Une mise en liberté sous contrôle judiciaire

Conséquence directe de cet abandon des charges sur le volet « téléphones », Farba Ngom a obtenu une ordonnance de mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire ce mercredi 14 janvier 2026.

« Le juge a estimé que les échanges étaient de nature privée et non publique. On ne peut plus parler d’atteinte à l’État », a précisé l’un de ses avocats à la sortie de l’audience.

Un garde pénitentiaire toujours dans la tourmente

Si l’ex-député semble blanchi sur ce point, l’enquête ne s’arrête pas là pour tout le monde. Un agent de l’administration pénitentiaire a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir facilité l’introduction des appareils dans la cellule.

Pour Farba Ngom, cette décision est une victoire d’étape cruciale, bien qu’il reste poursuivi dans le dossier principal concernant des malversations financières massives (évaluées à plusieurs milliards de FCFA). Ses partisans dénoncent un « acharnement politique », tandis que les autorités maintiennent leur volonté d’assainir le milieu carcéral.

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