Affaire Softcare : Le député Mouramani Kaba Diakité brise le silence et interpelle Guy Marius Sagna

Le débat sur l’entreprise Softcare vient de prendre une tournure politique explosive. Dans une sortie d’une rare virulence, le député Mouramani Kaba Diakité (Pastef) a publiquement mis en cause les motivations de son collègue Guy Marius Sagna, soupçonnant des manœuvres de lobbies pharmaceutiques derrière les attaques répétées contre ce fleuron de l’industrie sénégalaise.
Un duel fratricide au sein du camp présidentiel
C’est sur les réseaux sociaux que Mouramani Kaba Diakité a choisi de porter l’estocade. Vice-secrétaire général du Pastef, il s’étonne de l’acharnement de Guy Marius Sagna contre le Ministre de la Santé, l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP) et la société Softcare. Pour Diakité, l’enjeu dépasse la simple santé publique : il s’agit d’une guerre économique orchestrée par des « prédateurs » de l’importation.
« Serait-il devenu le bras exécutif de certains lobbies d’importation de produits d’hygiène ? », s’interroge-t-il, promettant de révéler prochainement les dessous d’un « lobbying malsain ».
Softcare, un « pilier de l’économie » sous pression
Pour étayer sa défense, le député Diakité rappelle le poids lourd que représente Softcare dans le tissu industriel national depuis 2022 :
- Fiscalité : 20 milliards de francs CFA injectés dans les caisses de l’État entre 2023 et 2025.
- Emploi : Des milliers de Sénégalais employés directement et indirectement.
- Qualité : Une entreprise détentrice de trois certifications ISO et récemment primée par la Fédération nationale des détaillants.
Le parlementaire affirme, sur la base de ses propres enquêtes, que la société est en règle et qu’aucune plainte de consommateur pour effets indésirables n’a été enregistrée à ce jour.
Une offensive médiatique aux conséquences sociales réelles
L’analyse de Diakité rejoint le constat d’une offensive médiatique progressive amorcée le 8 décembre. Cette crise de confiance, alimentée par des spéculations sur les réseaux sociaux, profiterait directement aux concurrents dont les standards de production seraient parfois moins stricts.
L’impact est déjà visible sur le terrain : les parts de marché de Softcare s’effritent au profit de produits importés. Inquiets, les employés de l’entreprise ont multiplié les lettres ouvertes pour appeler au calme et au respect des conclusions de la commission parlementaire, craignant pour la pérennité de leurs outils de travail.
L’attente des conclusions officielles
Alors que Guy Marius Sagna continue de presser le ministère pour obtenir des résultats rapides, Mouramani Kaba Diakité prévient : ceux qui ont tenté de salir l’image de l’entreprise « devront en payer le prix le plus lourd » une fois que les enquêtes prouveront la conformité de Softcare.
Le climat politique à l’Assemblée nationale s’annonce électrique pour les prochains jours, avec la promesse de nouvelles révélations sur les intérêts cachés qui gravitent autour de ce dossier.

