Arbitrage de la CAN 2025 : Entre le spectre de Ghislain Atcho et les soupçons de la VAR, la tension monte

À l’approche des demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le jeu laisse place aux polémiques de coulisses. Si le Sénégal s’inquiète des retrouvailles avec son « bourreau » de 2023, l’Égypte, par la voix de ses médias, pointe du doigt des anomalies troublantes dans les désignations pour le choc Maroc-Nigeria.

Sénégal : Le fantôme de Ghislain Atcho

La nomination de l’arbitre gabonais Ghislain Atcho pour officier lors de la demi-finale des Lions de la Teranga a provoqué une onde de choc à Dakar. Les supporters sénégalais n’ont pas oublié l’élimination précoce en 2023 face à la Côte d’Ivoire, marquée par des décisions jugées litigieuses par ce même arbitre. Pour beaucoup, ce choix de la CAF est une provocation, ou du moins un risque majeur pour la sérénité du match.

Égypte : L’énigme Haitham Qirat

De l’autre côté, la presse égyptienne scrute avec suspicion les désignations concernant le parcours du Maroc. Le journaliste Amr Fahmy a publiquement dénoncé la présence récurrente du Tunisien Haitham Qirat dans la salle VAR lors des matchs des Lions de l’Atlas.

« Pour la troisième fois dans le tournoi, lors des matchs du Maroc, Haitham Qirat sera dans la salle vidéo. Ce n’est pas la faute du Maroc, mais ces choix soulèvent des questions au sein du comité des arbitres », a martelé le journaliste sur les réseaux sociaux.

Le précédent Maroc-Mali alimente la méfiance

Cette méfiance est exacerbée par un incident survenu lors de la phase de poules. Durant la rencontre Maroc-Mali, une faute flagrante (semelle) d’Amrabat sur Doumbia dans la surface de réparation n’avait pas été signalée, et la VAR, alors occupée par Qirat, n’était pas intervenue.

Pour la demi-finale contre le Nigeria, la configuration de l’arbitrage vidéo suscite de nouvelles interrogations : le Ghanéen Daniel Laryea, qui était l’arbitre VAR lors du dernier match du Nigeria, sera cette fois-ci sur le terrain, tandis que Qirat reste dans la cabine technique. Un « chassé-croisé » d’officiels qui, selon Amr Fahmy, manque de diversité et de transparence pour une compétition de ce niveau.

Alors que les enjeux sportifs sont immenses, la pression sur le corps arbitral n’a jamais été aussi forte. La moindre erreur lors de ces demi-finales pourrait désormais être interprétée comme la confirmation de ces théories de favoritisme qui agitent le continent.

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