Affaire Farba Ngom : Outre le réseau d’influence, des contenus pornographiques au cœur du scandale

La conférence de presse de la Garde des Sceaux ce mardi 13 janvier 2026 a pris une tournure inattendue. Au-delà des accusations d’escroquerie et de gestion d’affaires à distance, la ministre de la Justice a révélé l’existence de contenus à caractère pornographique partagés par Farba Ngom depuis sa cellule, impliquant directement l’un de ses conseils.
La fouille de tous les dangers
Tout a basculé le 28 décembre 2025. Lors d’une opération de contrôle rigoureuse menée au pavillon spécial de la prison, les agents pénitentiaires ont mis la main sur deux téléphones portables appartenant à Farba Ngom. Si la présence de ces appareils est déjà une violation grave du règlement, leur contenu a révélé des pratiques qui dépassent le simple cadre de la communication non autorisée.
Un avocat dans la tourmente
La révélation la plus troublante de la ministre concerne la nature des échanges. Selon les investigations techniques, des contenus à caractère pornographique auraient été reçus et partagés par le détenu. Plus grave encore, la Garde des Sceaux a affirmé que ces partages auraient eu lieu « y compris avec l’un de ses avocats ».
Cette implication présumée d’un auxiliaire de justice dans des échanges de cette nature constitue, selon le ministère, une atteinte directe à la déontologie de la profession et aux règles de sécurité carcérale.
Vers des sanctions ordinales
Face à la gravité de ces faits, la ministre ne compte pas en rester là. Elle a annoncé que le Bâtonnier de l’Ordre des avocats sera officiellement saisi. Il appartiendra désormais aux instances disciplinaires du Barreau d’apprécier les responsabilités professionnelles des avocats cités et de décider d’éventuelles radiations ou suspensions.
La réponse de l’État : « Tolérance Zéro »
Ce volet « mœurs » vient alourdir un dossier déjà complexe où Farba Ngom est poursuivi pour des détournements de deniers publics se chiffrant en dizaines de milliards de FCFA. Pour la ministre, ces découvertes discréditent les arguments de la défense sur la santé fragile du détenu et renforcent la nécessité d’une surveillance accrue.
« L’État réaffirme sa politique de tolérance zéro », a conclu la ministre, assurant que chaque infraction constatée en milieu carcéral, qu’elle soit financière, politique ou morale, fera l’objet d’une poursuite judiciaire impitoyable.

