Scandale au Pavillon Spécial : Le ministère de la Justice déballe le « réseau carcéral » de Farba Ngom
Ce mardi 13 janvier 2026, la ministre de la Justice a tenu une conférence de presse mémorable pour dénoncer des faits qualifiés de « particulièrement graves ». Farba Ngom, actuellement en détention, est accusé d’avoir transformé sa cellule en un véritable centre de commandement, en violation totale des règlements pénitentiaires.

Un arsenal technologique en cellule
Tout commence le 28 décembre 2025. Lors d’une fouille inopinée au pavillon spécial de la prison, les gardes pénitentiaires découvrent deux téléphones portables entre les mains de Farba Ngom. L’enquête technique qui a suivi révèle une activité frénétique. L’ancien responsable politique ne se contentait pas d’appels privés ; il coordonnait des opérations financières internationales et suivait l’avancement de chantiers de construction depuis sa cellule.
Les communications tracent un réseau mondial : Maroc, Mali, Autriche, Bangladesh et États-Unis.
Un carnet d’adresses sous haute tension : Presse, Politique et Justice
Le contenu des appareils a révélé des interactions massives avec des personnalités publiques. Le ministère a dressé une liste précise qui fait trembler le microcosme dakarois :
- Médias : 275 échanges avec une patronne de presse, 158 avec un directeur de publication et 60 avec un journaliste en ligne.
- Politique : Plus de 400 messages avec un responsable politique et 65 interactions avec un autre acteur en liberté provisoire.
- Barreau : Les enquêteurs ont identifié des échanges avec 16 avocats, dont trois anciens ministres. L’un d’eux aurait totalisé 259 minutes de communication avec le détenu.
Documents confidentiels et contenus illicites
Plus grave encore pour l’intégrité du système judiciaire, Farba Ngom aurait reçu et diffusé des pièces de procédures confidentielles concernant un co-détenu. La ministre a également évoqué des faits de mœurs, affirmant que des contenus à caractère pornographique circulaient via ces appareils, impliquant même certains de ses conseils.
« Une activité soutenue » : Le démenti sur son état de santé
Alors que des voix s’élevaient pour demander sa libération pour des raisons de santé, la ministre de la Justice a balayé ces arguments d’un revers de main. Pour l’État, la fréquence et la nature des activités numériques du détenu prouvent une vigueur incompatible avec les allégations de maladie grave.
« Les éléments objectifs relèvent une activité soutenue et constante », a-t-elle martelé.
Vers des poursuites pénales élargies
L’État annonce une fermeté totale. En plus des dossiers de blanchiment de capitaux et d’escroquerie sur les deniers publics (portant sur plus de 120 milliards de FCFA cumulés), de nouvelles enquêtes pénales sont ouvertes pour ces violations carcérales. Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats sera saisi pour les 16 conseils impliqués dans ces échanges frauduleux.

