Attaque nocturne à Auchan-Thiaroye : Le scénario d’une intrusion commando qui a viré au fiasco

Les détails de l’attaque violente ayant visé le supermarché Auchan de Thiaroye dans la nuit du 1er au 2 janvier commencent à émerger. Selon les révélations du journal Libération, le gang des huit malfaiteurs a utilisé une technique d’infiltration par escalade avant de séquestrer le personnel.
Une infiltration par les murs
L’attaque a été lancée aux alentours de 4 heures du matin. Loin de passer par les accès principaux, le groupe de huit individus, lourdement armés et le visage dissimulé par des cagoules, a choisi d’escalader le mur d’enceinte du magasin pour surprendre la sécurité.
Une fois à l’intérieur, les assaillants ont fait preuve d’une grande brutalité en neutralisant immédiatement les vigiles et les employés qui s’affairaient aux préparatifs matinaux. Maîtrisés et tenus en respect par des armes à feu et des armes blanches, les travailleurs ont assisté, impuissants, au saccage des bureaux.
Un butin dérisoire pour une opération à haut risque
La fouille méthodique des locaux administratifs visait clairement les coffres-forts et les recettes du réveillon. Cependant, le gang s’est heurté à un dispositif de sécurisation des fonds efficace : aucun butin en numéraire conséquent n’a été trouvé.
Dépités, les braqueurs se sont rabattus sur ce qu’ils ont trouvé de plus précieux sous la main : onze téléphones portables appartenant au personnel et à l’entreprise. C’est lors de leur fuite précipitée qu’ils ont ouvert le feu, blessant grièvement un agent de sécurité.
La gendarmerie resserre l’étau
Si l’un des membres présumés a déjà été interpellé le 10 janvier par la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, l’enquête s’accélère pour identifier ses complices grâce à la traçabilité des téléphones volés.
Cet incident pose une nouvelle fois la question de la vulnérabilité des grandes surfaces situées en zone périurbaine, malgré la présence de services de gardiennage permanents.

