Grave erreur de transfusion à l’HOGIP : La famille d’un patient évite le pire et dénonce une négligence

Le choc et la colère règnent à l’Hôpital Général Idrissa Pouye (HOGIP), anciennement CTO. Un patient admis en cardiologie pour une anémie sévère a été victime d’une erreur médicale qui aurait pu lui être fatale : une transfusion sanguine incompatible avec son groupe. C’est la vigilance de sa famille qui a permis d’arrêter le processus in extremis.
Une erreur de groupe sanguin impardonnable
L’incident s’est déroulé lors de l’administration d’une seconde poche de sang. Alors que le patient est de groupe sanguin O+, il a reçu une première poche conforme. Cependant, la seconde unité de sang posée par le personnel médical était du groupe A+.
L’alerte n’est pas venue du protocole de sécurité de l’hôpital, mais d’un proche présent au chevet du malade.
« C’est moi qui ai fait la remarque. Après vérification, alors qu’ils détenaient déjà le dossier du malade, le médecin s’est excusé », a confié un membre de la famille à Seneweb.
Une telle incompatibilité sanguine (système ABO) peut déclencher une réaction hémolytique aiguë, une complication médicale gravissime pouvant entraîner un choc, une insuffisance rénale, voire le décès rapide du patient.
Un cri du cœur contre la baisse de qualité des soins
Au-delà de cette faute précise, la famille dénonce un relâchement global dans la prise en charge au sein de l’HOGIP. Le service de cardiologie est particulièrement pointé du doigt pour la gestion des gardes de nuit et des week-ends. Selon les proches du malade, la surveillance des patients laisserait cruellement à désirer durant ces périodes, laissant les familles dans une angoisse permanente.
L’exigence de comptes et de sécurité
Cet incident repose la question cruciale du respect des protocoles de sécurité sanitaire dans les hôpitaux publics sénégalais. Le contrôle « au lit du patient », ultime étape avant une transfusion, semble avoir failli dans ce cas précis.
La direction de l’HOGIP n’a pas encore communiqué officiellement sur cet incident, mais la famille, traumatisée, entend alerter l’opinion publique pour que de telles négligences ne se reproduisent plus.

