Gestion de l’Assemblée nationale : La plateforme NAY LÉÉR interpelle les députés et exige la transparence

La pression citoyenne s’accentue sur l’Assemblée nationale du Sénégal. Ce lundi 12 janvier 2026, la plateforme citoyenne NAY LÉÉR a adressé une lettre individuelle à chacun des 165 parlementaires. L’objectif : briser l’opacité entourant la gestion des ressources de l’institution, en particulier le marché controversé des véhicules de fonction.
Un besoin urgent d’information
Dans une correspondance signée par son coordonnateur national, Babacar Mbaye Ngaraf, la plateforme rappelle aux députés que leur crédibilité dépend de leur capacité à rendre des comptes au peuple qu’ils représentent. Selon NAY LÉÉR, le « flou » qui entoure les finances de l’Assemblée nationale fragilise la confiance des citoyens et jette le discrédit sur l’institution parlementaire.
L’affaire Kaba Diakité au cœur des revendications
L’initiative de NAY LÉÉR fait suite aux graves accusations portées récemment par le député Mouramani Kaba Diakité contre le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Ce dernier est accusé de népotisme et d’opacité dans l’attribution du marché des véhicules (modèles Prado) destinés aux parlementaires.
Pour faire la lumière sur ces « cafards » dénoncés au sein de l’Hémicycle, la plateforme propose l’activation immédiate de plusieurs mécanismes institutionnels :
- La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire ;
- Le déploiement d’une mission d’information ;
- L’organisation d’auditions publiques pour entendre le député Kaba Diakité et les acteurs concernés ;
- La saisine de la Cour des comptes pour un audit approfondi.
Vérifier la conformité des marchés
NAY LÉÉR insiste sur la nécessité de vérifier si les opérations financières, notamment l’achat des véhicules, respectent les règles de passation des marchés publics et les procédures budgétaires en vigueur.
« L’exigence de reddition des comptes s’impose à tous, sans exception », martèle Babacar Mbaye Ngaraf dans sa lettre, soulignant que personne, pas même la deuxième personnalité de l’État, ne doit échapper au contrôle citoyen.
Alors que le camp du président de l’Assemblée nationale dément toute irrégularité et évoque une « volonté de modernisation », l’opinion publique attend désormais de voir quel accueil les députés réserveront à cette interpellation directe.

