Campagne arachidière : L’État déploie ses inspecteurs pour faire respecter le prix de 305 FCFA

Face aux rumeurs de spéculation et au non-respect des tarifs fixés, le gouvernement sénégalais a décidé de passer à l’action. Des missions de contrôle rigoureuses sont actuellement déployées sur l’ensemble du territoire pour veiller à l’application stricte du prix officiel de l’arachide, fixé à 305 FCFA le kilogramme.
La traque aux spéculateurs est lancée
Depuis quelques jours, les agents du service du Commerce intérieur, appuyés par les forces de sécurité dans certaines zones, multiplient les descentes dans les loumas (marchés hebdomadaires) et les points de collecte. L’objectif est clair : empêcher que des collecteurs ou des intermédiaires véreux ne rachètent la production des paysans à des prix inférieurs au plancher fixé par l’État.
Le prix de 305 FCFA le kilo a été établi pour garantir un revenu décent aux agriculteurs et assurer la stabilité de la filière. Toute transaction effectuée en dessous de ce tarif est désormais considérée comme une infraction passible de sanctions sévères.
Protéger les producteurs et sécuriser la SONACOS
Ces contrôles visent également à sécuriser l’approvisionnement de la SONACOS. En luttant contre le marché noir, l’État espère rediriger la collecte vers les huileries nationales, évitant ainsi la fuite de la production vers des circuits informels ou l’exportation non régulée.
Pour les autorités, il s’agit d’un enjeu de souveraineté économique. La réussite de la campagne dépend de la capacité du gouvernement à maintenir ce prix d’équilibre, malgré les pressions inflationnistes.
Un appel à la dénonciation
Le ministère du Commerce invite les producteurs à ne céder leur récolte qu’au prix officiel et à signaler tout abus auprès des services régionaux.
« Nous serons intransigeants. Les missions resteront sur le terrain aussi longtemps que nécessaire pour que chaque franc dû au paysan soit payé », confie une source proche de la Direction du Commerce Intérieur.
Cette mesure est globalement saluée par les organisations paysannes, qui y voient un rempart contre la précarité, même si certains acteurs craignent que la rareté des liquidités dans certains points de collecte ne favorise, malgré tout, le recours aux usuriers.

