CAN 2026 : Guy Marius Sagna salue la fin des « sorciers blancs » et appelle à une souveraineté globale

La configuration historique des demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, où les quatre techniciens restants sont tous africains, a fait réagir le député Guy Marius Sagna. Dans une tribune publiée ce week-end, le parlementaire y voit bien plus qu’une performance sportive : c’est, selon lui, le symbole d’une Afrique qui reprend enfin le contrôle de son destin.

Le « 100% local » : Un camouflet aux préjugés

Pour cette édition, le dernier carré affiche une identité purement continentale : Pape Thiaw (Sénégal), Éric Chelle (Mali), Walid Regragui (Maroc) et Hossam Hassan (Égypte). Pour Guy Marius Sagna, cette présence massive de techniciens africains sonne le glas de l’ère des « sorciers blancs », ces entraîneurs européens longtemps perçus comme les seuls capables de mener une sélection vers les sommets.

Rappelant les mots amers de feu Pape Diouf, ancien président de l’OM, le député a dénoncé le cliché raciste qui voudrait que le « muscle » soit noir et le « cerveau » blanc.

« Les choses changent dans le football. L’intelligence n’est plus confisquée », s’est réjoui le leader patriote, encourageant les États à investir davantage dans la formation de techniciens de haute qualité.

Du terrain de foot à la monnaie : Le combat pour la souveraineté

Fidèle à sa ligne politique, Guy Marius Sagna n’a pas manqué de lier cette victoire symbolique sur les bancs de touche à la lutte contre les structures néocoloniales qui pèsent sur le continent. Pour lui, l’émancipation observée dans le football doit servir de modèle pour d’autres secteurs clés :

  • La monnaie : Il réclame une rupture avec le Franc CFA.
  • L’économie : Il dénonce la mainmise des multinationales comme Auchan sur le commerce local.
  • La sécurité : Il réitère son opposition à la présence d’armées étrangères impérialistes sur les territoires africains.

« Une autre Afrique est possible »

En conclusion de son message, le député a dessiné les contours d’une Afrique « souveraine, démocratique, juste et prospère ». Pour Guy Marius Sagna, le succès de Pape Thiaw ou de Walid Regragui prouve que l’Afrique dispose des compétences nécessaires pour s’auto-gérer, à condition de rompre avec les complexes hérités de l’histoire coloniale.

Cette sortie vient renforcer le débat sur la « préférence locale » qui gagne du terrain dans de nombreuses fédérations sportives du continent, transformant le sport en un véritable laboratoire de la souveraineté africaine.

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