Horreur à Yeumbeul-Comico : Un marchand ambulant déféré pour viols répétés sur sa nièce orpheline

La banlieue dakaroise est sous le choc après la révélation d’une affaire de mœurs particulièrement sordide. Le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico a mis fin, la semaine dernière, au calvaire d’une mineure de 12 ans, victime des agissements de son oncle paternel, S. Baldé, à qui elle avait été confiée.

Le courage d’un maître tailleur

L’affaire a pris une tournure judiciaire le 28 décembre 2025. Ce jour-là, aux alentours de 14 h, le sieur B. Sow, tailleur de profession, franchit le seuil du commissariat accompagné de son apprentie, la jeune R. Baldé.

Inquiet par le changement d’humeur et l’état psychologique de l’adolescente qu’il forme depuis un mois, le couturier a su gagner sa confiance. C’est alors que la fillette a libéré sa parole, décrivant un quotidien marqué par l’abus et la trahison. Face à la gravité des faits, le maître d’atelier n’a pas hésité à alerter les hommes du commissaire Ousmane Diop.

L’oncle tuteur devenu bourreau

L’enquête a révélé une situation familiale tragique. Orpheline de mère, la petite R. Baldé avait été confiée par son père à son jeune frère, S. Baldé, censé assurer sa protection. Mais loin d’être un refuge, le domicile de l’oncle marchand ambulant est devenu le théâtre d’un crime répété.

Profitant de son autorité de tuteur légal, l’homme aurait abusé sexuellement de sa nièce à plusieurs reprises durant le mois de décembre 2025.

« Au lieu de jouer son rôle de protecteur, l’homme a profité de la vulnérabilité de l’orpheline », précisent des sources proches du dossier.

La justice en marche

Suite aux aveux de la victime, le commissariat a immédiatement ordonné une réquisition gynécologique. Les examens médicaux pratiqués à l’hôpital ont confirmé les traumatismes subis par l’adolescente, apportant des preuves matérielles indispensables à l’accusation.

S. Baldé a été arrêté et déféré au parquet de Pikine-Guédiawaye. Il est poursuivi pour viols répétés sur mineure de moins de 13 ans, avec la circonstance aggravante d’avoir été commis par une personne ayant autorité sur la victime. Ce nouveau drame remet en lumière la question cruciale de la sécurité des enfants au sein du cercle familial élargi.

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