Égypte-Libye : Saddam Haftar en visite stratégique au Caire pour sceller une nouvelle alliance militaire

Le ballet diplomatique et militaire entre Le Caire et Benghazi s’intensifie. Ce dimanche 11 janvier 2026, le ministre égyptien de la Défense, Abdel Majeed Saqr, a reçu Saddam Haftar, commandant adjoint des forces de l’Est libyen. Une rencontre qui confirme le statut de « partenaire incontournable » de l’Égypte dans la résolution de la crise libyenne.

Consolider l’axe sécuritaire Caire-Benghazi

Cette visite officielle de Saddam Haftar, fils et héritier pressenti du maréchal Khalifa Haftar, n’est pas passée inaperçue. Accueilli avec les honneurs au siège du ministère de la Défense, le jeune général de corps d’armée a multiplié les entretiens de haut niveau, notamment avec le chef d’état-major égyptien, Ahmed Khalifa.

Les discussions ont principalement porté sur :

  • La formation militaire : Échange d’expertises et programmes d’entraînement conjoints.
  • La surveillance des frontières : La sécurisation de la longue frontière commune, poreuse et sujette aux trafics.
  • La lutte antiterroriste : Coordination des renseignements pour contrer les cellules djihadistes dans la région.

Saddam Haftar, l’étoile montante de la diplomatie militaire

Depuis sa promotion au rang de commandant adjoint de l’Armée nationale libyenne (ANL) en août 2025, Saddam Haftar multiplie les tournées régionales (Jordanie, Émirats arabes unis et désormais Égypte). Pour Le Caire, il s’agit d’un interlocuteur de choix, capable d’assurer la continuité de l’influence égyptienne dans l’Est et le Sud de la Libye.

Lors de l’entretien, Saddam Haftar a tenu à transmettre les salutations de son père au président Abdel Fattah Al-Sissi, saluant le « rôle pivot » de l’Égypte pour la préservation de l’intégrité territoriale libyenne face aux ingérences étrangères.

Une stabilité régionale sous haute surveillance

L’Égypte voit dans la stabilité de la Libye orientale une extension directe de sa propre sécurité nationale. Alors que le pays reste divisé entre Tripoli et Benghazi, Le Caire plaide pour une solution politique incluant la tenue d’élections simultanées, tout en renforçant les capacités de l’ANL.

Cette rencontre intervient également dans un contexte de tensions au Soudan voisin, où la coopération sécuritaire entre l’Égypte et les forces de l’Est libyen est jugée cruciale pour éviter une déstabilisation totale de la zone sahélienne.

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