Le match des millions : Qui sont les sélectionneurs les mieux payés de la CAN 2026 ?

En marge du spectacle sur la pelouse, une autre compétition se joue dans les coulisses des fédérations : celle des émoluments des sélectionneurs. Entre les investissements massifs de l’Algérie et la sobriété relative du Sénégal, le classement des salaires dévoilé par Sportune et Le Monde révèle des disparités frappantes.
L’Algérie, indétrônable leader du carnet de chèques
Malgré une élimination amère en quarts de finale, la Fédération Algérienne de Football (FAF) confirme sa puissance financière. Vladimir Petkovic trône au sommet de la hiérarchie avec un salaire mensuel estimé à 135 000 euros.
Si ce montant fait de lui le « roi » financier de la compétition, il marque une baisse par rapport à l’ère Djamel Belmadi (205 000 euros). Toutefois, le technicien bosnien console son bilan sportif par des bonus XXL : une qualification pour le Mondial 2026 lui rapporterait à elle seule 400 000 euros.
Le paradoxe Walid Regragui
La surprise du classement vient du Maroc. Alors que les Lions de l’Atlas sont les grands favoris et que Walid Regragui jouit d’une aura mondiale depuis le Qatar, il ne pointe qu’à la quatrième place. Avec une rémunération située entre 70 000 et 90 000 euros, il gagne moins que certains de ses pairs moins titrés. Ce salaire est toutefois assorti de primes de performance très lucratives, indexées sur l’avancée du Maroc dans le tournoi.
Le Top 5 des bancs de touche
Derrière l’Algérie, le classement se resserre entre expérience européenne et réussite locale :
- Vladimir Petkovic (Algérie) : 135 000 €
- Hugo Broos (Afrique du Sud) : ~75 000 €
- Émerse Faé (Côte d’Ivoire) : ~75 000 €
- Walid Regragui (Maroc) : 70 000 à 90 000 €
- Éric Sékou Chelle (Nigeria) : 55 000 €
Pape Thiaw et les techniciens locaux : Le parent pauvre ?
Le cas de Pape Thiaw au Sénégal cristallise le débat. Malgré une équipe sénégalaise au sommet du football continental, le salaire de son sélectionneur reste très loin des standards du haut de tableau.
Cette situation soulève une question récurrente dans le football africain : la sous-valorisation des techniciens locaux. Alors qu’Émerse Faé ou Pape Thiaw prouvent que l’expertise locale peut mener au sacre, l’écart de rémunération avec les coachs expatriés demeure un fossé difficile à combler, même à résultats égaux.

