Ghana-USA : L’ancien ministre des Finances Ken Ofori-Atta aux mains des services d’immigration américains

C’est une information qui secoue la classe politique à Accra. Kenneth Nana Yaw Ofori-Atta, figure centrale du régime du président Nana Akufo-Addo, est actuellement retenu par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis. Si l’interpellation est confirmée, les zones d’ombre persistent autour des raisons de cette détention.
Une détention confirmée par la diplomatie
L’annonce a été faite ce samedi 10 janvier 2026 par la mission diplomatique ghanéenne à Washington. L’ambassadeur Victor Emmanuel Smith a confirmé que dès l’annonce de la nouvelle, des démarches ont été entreprises pour vérifier la situation de l’ancien ministre des Finances.
Toutefois, une tournure inattendue a marqué cette procédure : M. Ofori-Atta a décliné l’assistance consulaire immédiate offerte par son pays. Selon les protocoles rapportés par Sud Quotidien, l’ancien ministre a refusé de s’entretenir avec les délégués diplomatiques ghanéens tant que ses avocats personnels n’auraient pas accès au centre de détention.
Le silence sur les motifs de l’interpellation
Pour l’heure, les raisons précises de son arrestation par l’ICE (l’agence chargée du contrôle des frontières et de l’immigration) restent inconnues. S’agit-il d’une simple question de validité de visa, d’une procédure administrative complexe ou d’un volet plus sensible lié à son passage au gouvernement ?
L’ambassade du Ghana a assuré qu’elle suivait le dossier « avec une attention soutenue » auprès des autorités américaines afin de garantir que les droits fondamentaux de l’ancien ministre soient respectés durant sa période de rétention.
Un personnage clé du pouvoir sortant
Ken Ofori-Atta est loin d’être un inconnu sur la scène internationale. En tant qu’ancien ministre des Finances sous Nana Akufo-Addo, il a été l’architecte de la politique économique du pays, gérant notamment les négociations tendues avec le FMI. Cette interpellation sur le sol américain, alors qu’il bénéficiait d’un statut de haut dignitaire il y a encore peu, soulève de nombreuses interrogations sur les relations entre les anciennes figures du pouvoir ghanéen et l’administration américaine.

