Suède : Mobilisation à Stockholm contre l’offensive à Gaza et l’intervention américaine au Venezuela

La place Odenplan, au cœur de Stockholm, est devenue ce samedi le centre d’une vaste contestation internationale. À l’appel de plusieurs organisations de la société civile, des centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la poursuite des bombardements en Palestine et l’action militaire des États-Unis contre le gouvernement vénézuélien.

Gaza : Un cessez-le-feu bafoué

Le premier moteur de cette mobilisation est la dégradation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza. Les manifestants ont vivement dénoncé la violation du cessez-le-feu qui avait été instauré le 10 octobre 2025. Brandissant des pancartes montrant les victimes civiles, ils ont exigé l’arrêt immédiat des opérations de l’armée israélienne et le respect du droit international.

Venezuela : L’indignation face à l’arrestation de Nicolas Maduro

Le second volet de la manifestation, plus politique, visait l’interventionnisme de Washington en Amérique latine. La foule a exprimé son rejet de l’intervention militaire américaine au Venezuela, marquée par la détention du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Pour les organisateurs, cette action constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale et un acte d’impérialisme inacceptable.

La critique du « deux poids, deux mesures »

Interrogée par l’agence Anadolu, la militante suédoise Sigrun Meder a porté une critique acerbe contre la diplomatie occidentale. Elle a déploré une application à géométrie variable des sanctions internationales :

« On sanctionne rigoureusement des pays comme la Russie, mais d’autres nations agissent sans aucune contrainte alors que les civils continuent de mourir », a-t-elle fustigé, réclamant une égalité de traitement devant les droits de l’homme.

Un message de solidarité internationale

Malgré le froid hivernal, la détermination des manifestants est restée intacte. Entre slogans anti-guerre et appels à la libération du couple présidentiel vénézuélien, le rassemblement a pris fin dans le calme, mais avec une promesse : celle de continuer à occuper l’espace public tant que les bombes tomberont et que les droits démocratiques seront bafoués au nom d’intérêts géopolitiques.

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