Tribunal de Thiès : Poursuivi pour trafic de « Kush », il invoque un remède de sa grand-mère

Le Tribunal des flagrants délits de Thiès a examiné, ce vendredi 9 janvier 2026, une affaire de stupéfiants aux contours singuliers. Le sieur M. S., interpellé à Pout en possession de Kush — une drogue synthétique particulièrement dévastatrice —, a tenté une défense pour le moins originale devant les juges.
Une opération de gendarmerie ciblée
Tout commence par une exploitation d’informations faisant état d’un intense trafic de drogue dans la zone de Pout. Les éléments de la gendarmerie nationale, après une phase de surveillance, ont déclenché une opération qui a permis de mettre la main sur M. S. en flagrant délit de détention et d’offre de Kush. Cette substance, qui fait des ravages dans la sous-région, inquiète de plus en plus les autorités sécuritaires sénégalaises.
« Ce n’est pas de la drogue, c’est un médicament »
À la barre, le prévenu a adopté une ligne de défense inattendue. Loin de reconnaître l’aspect illicite du produit saisi, M. S. a soutenu mordicus qu’il s’agissait de pharmacopée traditionnelle.
Selon ses dires, le mélange incriminé ne serait qu’un médicament composé de feuilles, dont il détiendrait le secret de fabrication de sa grand-mère. Une explication qui a laissé le tribunal sceptique, étant donné les caractéristiques chimiques et physiques du produit identifié comme du Kush par les enquêteurs.
Le Parquet demande la fermeté
Pour le procureur de la République, les faits sont constants. L’enquête de gendarmerie et les conditions de l’interpellation ne laissent que peu de place au doute quant à la nature de l’activité du prévenu. Estimant que la santé publique est mise en péril par la circulation de ces nouvelles drogues, le maître des poursuites a requis l’application rigoureuse de la loi.
Placé sous mandat de dépôt depuis son arrestation, M. S. devra attendre le délibéré du tribunal, attendu prochainement, pour connaître son sort.

