Lutte contre l’orpaillage clandestin : L’armée démantèle un vaste réseau sur le fleuve Falémé

La zone militaire n°4 a frappé un grand coup dans la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles. Ce mercredi 7 janvier 2026, une opération musclée menée par le 34ᵉ Bataillon d’Infanterie a permis de démanteler un important site de traitement minier sur les berges du fleuve Falémé, à la frontière entre le Sénégal et le Mali.
Une offensive stratégique à Bembou
L’opération, exécutée par la 2ᵉ Compagnie basée à Moussala, a ciblé les secteurs de Kolia et Moussala, dans la commune de Bembou (département de Saraya). Ces localités sont devenues, au fil des années, des points chauds de l’orpaillage clandestin, une activité qui menace gravement l’écosystème du fleuve Falémé et alimente l’insécurité dans cette zone frontalière.
60 interpellations et des saisies importantes
Le bilan de l’intervention est lourd pour les réseaux clandestins. Les forces de défense et de sécurité ont interpellé soixante (60) individus, tous de nationalité étrangère. Parmi eux figurent seize (16) ressortissants burkinabè et quarante-quatre (44) Maliens.
Outre les arrestations, l’armée a mis la main sur une logistique importante utilisée pour l’extraction et le transport du minerai :
- 9 motocyclettes et 8 tricycles ;
- 15 motopompes servant au lavage du sable ;
- 2 brouettes et divers outils de chantier.
Destruction de matériel : la politique de la terre brûlée
Afin de neutraliser durablement la capacité de production du site et de dissuader toute tentative de réinstallation, le commandement militaire a ordonné la destruction immédiate sur place de quarante-deux (42) « cracheurs », ces engins artisanaux de traitement minier particulièrement polluants.
Cette opération s’inscrit dans une dynamique globale de sécurisation du territoire et de préservation de l’environnement, le fleuve Falémé étant une ressource vitale pour les populations locales, aujourd’hui menacée par l’utilisation de produits chimiques et la dégradation de son lit par les orpailleurs.
L’armée sénégalaise réaffirme ainsi sa détermination à faire respecter la loi et à protéger l’économie nationale contre le pillage des ressources minières.

