France : condamnations dans l’affaire de cyberharcèlement transphobe visant Brigitte Macron

Dix personnes ont été reconnues coupables lundi pour leur rôle dans une campagne de cyberharcèlement transphobe visant Brigitte Macron, épouse du président français Emmanuel Macron.

Les accusés, âgés de 41 à 65 ans et issus de profils variés (courtier, professeur de sport, élu local, médium…), étaient poursuivis pour avoir publié ou relayé sur les réseaux sociaux des insultes et fake news liées au genre, à l’apparence et à l’âge de la première dame, dans une campagne de harcèlement en ligne qui dure depuis quatre ans.

La cour a jugé que le harcèlement moral aggravé était caractérisé pour l’ensemble des prévenus. « La multiplicité des messages fait partie d’un modus operandi », a précisé le tribunal, soulignant la volonté de nuire et la dégradation des conditions de vie de la plaignante.

Peines prononcées

  • Huit prévenus ont écopé de peines de quatre à huit mois de prison avec sursis.
  • Xavier Poussard, journaliste et auteur du best-seller Becoming Brigitte, considéré comme l’instigateur de la fake news, a été condamné à six mois de prison ferme, son absence à l’audience ayant été prise en compte. Son affaire a été disjointe car il réside désormais à Milan.
  • Un dernier prévenu, le seul à avoir présenté des excuses et considéré comme un suiveur, devra suivre un stage de sensibilisation pour les infractions commises en ligne.

Cette affaire souligne la sévérité des tribunaux français face au harcèlement en ligne et aux fake news ciblant des personnalités publiques.

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