Décès de Séga Sakho : Hommage à l’icône du football sénégalais des années 1970
Séga Sakho, ancien international sénégalais et figure emblématique du football des années 1970, est décédé à l’âge de 75 ans après une longue maladie, comme l’a annoncé la Fédération sénégalaise de football sur son site officiel. Son décès, survenu dans la nuit de dimanche à lundi, marque la fin d’une ère pour le football sénégalais.
Un parcours exceptionnel dans le football sénégalais
Né en 1949 à Rufisque, région de Dakar, Séga Sakho a grandi à la Médina, un quartier populaire de la capitale. Il a d’abord fait ses armes dans les tournois locaux avant de rejoindre l’Union sportive de Gorée. Sa carrière s’est ensuite poursuivie à la Jeanne d’Arc de Dakar, où il a brillé en remportant le championnat national en 1973, ainsi que la Coupe du Sénégal en 1974. Sakho a également joué pour d’autres clubs de renom, notamment la Linguère de Saint-Louis et l’ASC Jaraaf de Dakar. En dehors du Sénégal, il a également porté les couleurs de l’équipe française de Saint-Quentin pendant deux ans.
Séga Sakho : Une légende nationale
Séga Sakho a marqué l’histoire du football sénégalais en tant qu’ailier redouté pour ses dribbles déconcertants. Il a représenté l’équipe nationale du Sénégal entre 1971 et 1975, faisant ses débuts lors d’un match amical contre le Mali, le 19 décembre 1971, à Dakar. Le Sénégal s’était imposé 4-1, et Séga Sakho avait inscrit l’un des buts.
Le journaliste sénégalais Mamadou Koumé, dans son livre ‘’Sénégal – La saga de l’équipe nationale de football’’, décrit Séga Sakho comme un joueur dont les performances en équipe nationale ont laissé une empreinte indélébile.
Hommages à une figure inoubliable
Diomansi Bomboté, journaliste malien et ancien enseignant au CESTI, a également salué la mémoire de Séga Sakho, qu’il a décrit comme un joueur unique. Bomboté se souvient de lui comme d’un « feu follet » sur le terrain, dont la joie de jouer illuminait les stades.
« Séga entrait sur le terrain comme sur une scène de théâtre, noyé dans son maillot qui semblait toujours trop grand pour lui. Ses dribbles, souvent accompagnés d’une espièglerie inimitable, déstabilisaient même les adversaires les plus coriaces », raconte Bomboté.
Ce journaliste malien, admiratif, conclut : « J’étais un adepte de sa philosophie du football basée sur le plaisir et la convivialité. Coquin et taquin, il incarnait un football sans frontières, tourné vers le jeu et l’amusement. »
Avec la disparition de Séga Sakho, le Sénégal perd non seulement un joueur talentueux, mais aussi un symbole de l’âge d’or du football national.

