Grève dans le secteur de la justice : les syndicats réclament le reclassement des greffiers, le ministère propose une formation adaptée
Dakar, 3 juillet 2025 – Le secteur de la justice sénégalaise est entré en grève illimitée depuis mercredi, à l’appel des principaux syndicats, SYTJUST (Syndicat des Travailleurs de la Justice) et UNTJ (Union Nationale des Travailleurs de la Justice). Au cœur de leurs revendications :
- L’alignement des greffiers de la hiérarchie B2 à A2
- Le reclassement des agents des hiérarchies B et C, ayant atteint un certain seuil d’ancienneté dans le grade B2, selon un barème proposé par les syndicats eux-mêmes.
Le ministère de la Justice rappelle le cadre réglementaire
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de la Justice du Sénégal rappelle que la gestion des carrières des agents publics relève de la compétence du ministère de la Fonction publique, sous la supervision du Premier ministre. Ce dernier est responsable de l’administration de l’ensemble des fonctionnaires et des agents non fonctionnaires de l’État, conformément aux textes en vigueur.
Un programme de formation pour accompagner le reclassement
Suite aux concertations entre le ministère de la Justice et celui de la Fonction publique, un accord a été trouvé pour la mise en place d’un dispositif de formation professionnelle spécifique, conçu en partenariat avec le Centre de formation judiciaire (CFJ).
Ce programme vise à :
- Valoriser l’expérience professionnelle des agents concernés,
- Offrir un cadre formel pour le reclassement,
- Répondre partiellement aux revendications syndicales, tout en respectant les exigences statutaires.
Le ministère précise que ce programme constitue la base d’un reclassement encadré, en cohérence avec les aspirations des agents grévistes.
Appel au dialogue et à la préservation du service public
Dans sa déclaration, le ministère affirme sa volonté de poursuivre les discussions dans un esprit de dialogue et de concertation, tout en garantissant la continuité du service public de la justice.
« Le ministère de la Justice s’engage à conduire cette réforme dans le respect des droits légitimes des agents de l’État et dans l’intérêt supérieur du service public », souligne le communiqué.
Cette approche vise à désamorcer le conflit social sans céder à des réformes improvisées, tout en maintenant la crédibilité des institutions judiciaires.

