UN FLASH & DES JALONS !

UN FLASH & DES JALONS !

C’est une intime conviction : Il ne saurait y avoir de souverainetés crédibles, aptes à être pérennes sans la souveraineté mentale et qui vient bien avant toutes les autres : territoriales et environnementales, politiques et économiques, sociales et sociétales, alimentaires et intellectuelles tout autant ! Au-delà la certitude qu’on ne crache pas sur Son Histoire mais se doit, positivement, la transformer, il est une autre évidence tout à fait concevable, de parts en parts les latitudes de la mappemonde : la prédestination de l’Histoire est d’être revue et corrigée ! Je ne suis pas loin de croire que c’est une telle parole, presque d’évangile, qui aura, au-delà de tout romantisme d’intellectuel et de patriote (pan)africain, contraint, forcé et mené le Premier ministre, au devoir de re-susciter « Thiaroye 44 », comme qui voudrait, absolument, non pas que remettre en ordre le réel de gestes et faits d’un chapitre exulcérant en nos trajectoires de « souteneurs de force » de « L’Empire colonial »mais révéler au grand jour, et pour la gouverne de tout le monde, ce que d’aucuns ne voudraient que mettre sous linceuls de silences, de parjures, d’hypocrisie et autres fumisteries hégémoniques ! Toutefois, « Thiaroye 44 » ne saurait être une fin ou quelque aboutissement en nos légitimes quêtes de vérité (s) historique (s) mais, l’enclenchement d’un vaste processus de réhabilitation et de faits et d’acteurs et de modèles de compatriotes qui nous restituent à nous-mêmes : du Caire au Cap de toutes nos désespérances !
« Nos ancêtres vivaient de chasse, de pêche et de cueillette », disait-on. « Nos ancêtres les gaulois », déclinait-on à tout va. Et, pour couronner quelque trop plein de cochonncetés, on nous fît croire et accepter que Samory Touré n’était « qu’un roi sanguinaire ». Et, des récits, le meilleur est en cette chronique de faits et « des plus exotiques et plus navrants : «Quand vers les treize et quatorze hoeures, repus de labeur, les paysans se reposent à l’ombre des arachidiers »… Et oui, vous avez bien lu, arachidier ! Et puis quoi ? L’Histoire, en cela pareille à l’eau, a une mémoire et finit toujours par rattraper les voyous et les lâches, et les brigands à col blanc et les imposteurs et salauds foisonnant en les d’administration des Etats et de « leurs intérêts ». Il se trouve que l’Histoire est toujours en cours et se trouve Dieu toujours avec le temps qui marche. Et Son Horloge affiche, de partout, et en tous les parlers et langues,le temps de fin de servilité des nations et des peuples !
Et si le Président de la République du Sénégal et son Premier ministre n’obéissaient qu’à un ordre, imparable et irrémissible, et qui transcende nos sensations, nos visions et perspectives de simples « roseaux pensants », viscéralement inaptes à se dépêtrer des faiblesses et failles les signifiant ? Je voudrais bien savoir. Savoir et avoir assurance ! Et, pour une fois, sans nulle falsification de gestes et de faits !
Mais, en attendant cet aparté, probablement inscrit en l’ordre des impossibles, voire non utiles, j’applaudis des deux mains, et par la plume, la volonté qui les anime de mériter de toutes celles et ceux-là, tous, qui ont sacrifié leurs petits conforts et une vie des plus paisibles et tellement de privilèges à faire tourner la tête et faire se flancher tellement d’esprit et de mortels parmi nous ! M
On peut penser à Cheikh Anta Diop et à Thomas Sankara, comme par instinct. Mais, aussi, à Kwamé Nkumah et à Nelson Mandela. Et, en remontant l’Histoire, s’ouvre un Panthéon immense que mille ans de héroïnes et héros ne sauraient remplir; même à moitié !
C’est redire et confirmer le degré de patriotisme dont se pare, maintenant, la jeunesse du Sénégal ! Et, partant d’elle, les jeunesses de toutes les Afriques, ivres de convertir en destin sereinement habitable et habitée cette utopie qu’en encore l’Afrique : «Une et Indivisible » Jamais plus ! Felwine Sarr, certainement, pense comme moi. Comme Mamadou Diouf. Et combien de millions et millions d’enfants issus du « berceau du l’humanité » ? Et de toutes les positives fraternités humaines, suis-je tenté de dire. À raison ou à tort ? Ou les deux tout à la fois !

Elie Charles Moreau

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