Ismaïla Madior Fall impliqué dans une affaire de corruption liée à un projet immobilier de l’État

Ismaïla Madior Fall impliqué dans une affaire de corruption liée à un projet immobilier de l’État

Corruption foncière au Sénégal : l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, au centre d’une enquête de la Brigade des Affaires Criminelles (BAC). Il est accusé d’avoir sollicité un pot-de-vin en échange de l’attribution d’un contrat public dans le cadre d’un projet immobilier financé par l’État sénégalais, selon les révélations du quotidien L’Observateur.

L’affaire concerne un contrat de dation en paiement portant sur 9 430 m² du titre foncier 01/GW, destiné à la construction d’un centre d’accueil pour enfants et d’un centre de surveillance par bracelet électronique.

Un pot-de-vin de 250 millions de francs CFA évoqué

Cheikh Guèye, directeur général de la société Technologie Consulting Service (TCS), affirme que l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall lui aurait demandé 250 millions de francs CFA pour obtenir ce marché public. Il précise avoir versé une avance de 50 millions de francs CFA en espèces, directement dans le bureau de l’ancien ministre, en présence de Mohamed Anas El Bachir Wane, alors directeur des constructions.

Toujours selon Cheikh Guèye, l’ex-ministre aurait réclamé le reste du montant, soit 200 millions de francs CFA supplémentaires, malgré les retards dans la délivrance du bail. Face à son refus de payer le solde, Ismaïla Madior Fall aurait restitué les 50 millions de francs CFA, tout en annonçant l’annulation du contrat.

Une enquête en cours sur des pratiques de corruption présumées

Ces accusations, consignées dans un procès-verbal d’enquête de la BAC, mettent en lumière des pratiques présumées de corruption et de malversations foncières au sein de l’administration sénégalaise. Si les faits sont avérés, ils pourraient constituer une atteinte grave à la transparence dans la gestion des contrats publics et du patrimoine immobilier de l’État.

L’affaire suscite déjà de vives réactions au sein de l’opinion publique et pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal.

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