« Renoncer n’est pas une option » : El Malick Ndiaye lance la contre-attaque du Sénégal contre la CAF

« Renoncer n’est pas une option » : El Malick Ndiaye lance la contre-attaque du Sénégal contre la CAF
Le 18 janvier 2026 restera une date charnière pour le sport sénégalais, marquant le sacre des Lions lors de la CAN 2025. Cependant, ce trophée acquis de haute lutte fait aujourd’hui l’objet d’un bras de fer juridique sans précédent avec la Confédération Africaine de Football (CAF). Pour El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale, cette victoire dépasse le simple cadre sportif : elle est le symbole d’un peuple qui refuse de courber l’échine.
Dans une déclaration sur C, le chef de l’hémicycle a salué l’état d’esprit des joueurs sur la pelouse. Selon lui, les Lions ont incarné la résilience sénégalaise :
« Chaque duel gagné, chaque effort consenti, chaque instant de lutte témoignait d’un état d’esprit clair : celui d’une nation qui ne recule jamais, qui transforme les obstacles en force, et la pression en motivation. »
Pour El Malick Ndiaye, ce succès est la preuve que « la persévérance, la discipline et la solidarité sont plus puissantes que n’importe quelle adversité ». Il estime que l’équipe nationale a porté « l’âme d’un peuple debout, fier et déterminé à écrire son histoire par lui-même ».
Le Président de l’Assemblée n’a pas manqué de rappeler le volet humain et diplomatique de cette crise, évoquant les 18 supporters toujours incarcérés au Maroc. Pour lui, leur engagement « mérite respect, soutien et justice ».
Il a également fustigé la décision controversée de la CAF, intervenant après ce qu’il qualifie de « deux mois de temps additionnel », une allusion directe au délai inhabituel du verdict d’appel. Sur ce point, sa position est catégorique : « L’État du Sénégal mènera ce combat avec la même ténacité que ses Lions sur le terrain. Car ici, renoncer n’est pas une option. »
Au-delà du cas sénégalais, El Malick Ndiaye appelle à un changement profond de paradigme sur le continent. Pour lui, le Sénégal a montré la voie d’une Afrique qui ne subit plus, mais qui décide. « Le football africain mérite une révolution. L’Afrique du football ne doit plus subir. Elle doit décider. »
Il conclut en réaffirmant que ce trophée est avant tout le « symbole d’un peuple qui avance, qui lutte, et qui gagne », avec pour seul mot d’ordre : « Fullë ak Fayda rek ! ».


