REBEUSS : De la cellule à l’atelier, 60 détenus formés aux métiers de la chimie sociale

Dans le cadre de sa mission de réhabilitation, la Maison d’Arrêt de Rebeuss (MAR) a organisé, du 27 au 30 janvier 2026, une session de formation intensive en saponification. Une initiative concrète pour offrir un second souffle professionnel aux pensionnaires.

Un savoir-faire pour l’avenir

Pendant quatre jours, près de 60 détenus ont troqué leur quotidien carcéral pour un apprentissage technique rigoureux. Sous la houlette de formateurs qualifiés, ils ont maîtrisé la fabrication de produits de première nécessité :

  • Hygiène corporelle : Savon dur, gel douche et lave-mains.
  • Entretien ménager : Savon liquide et eau de javel.

Cette formation ne se limite pas à l’apprentissage d’une technique ; elle vise à doter les participants d’outils leur permettant de générer des revenus dès leur libération, limitant ainsi les risques de récidive.

Un partenariat au service de la réinsertion

Le succès de ce programme repose sur une synergie entre l’administration pénitentiaire et les acteurs territoriaux. Le service socio-éducatif de la MAR a bénéficié de l’appui stratégique et financier de :

  1. La Ville de Dakar, engagée dans l’humanisation des conditions de détention.
  2. Le Fonds de Développement Municipal (FODEM), qui soutient les initiatives d’autonomisation économique.

Des diplômes comme passeports vers la liberté

La session s’est clôturée par une remise solennelle d’attestations de formation. Plus que de simples documents administratifs, ces certificats symbolisent, pour ces 60 hommes, une reconnaissance de leurs efforts et une promesse de réintégration digne dans la vie active.

Cette initiative s’inscrit dans la nouvelle politique d’humanisation des prisons portée par le ministère de la Justice. En transformant le temps de détention en temps d’apprentissage, Rebeuss tente de briser le cycle de la marginalisation. L’appui du FODEM est ici crucial, car il ouvre la porte à un futur accompagnement financier pour ceux qui souhaiteraient lancer leur propre micro-unité de production après leur peine.

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