Débusqué à Yenne : Démantèlement d’un réseau présumé d’homosexuels et propagation volontaire du VIH
La brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar a porté un coup d’arrêt à un réseau structuré de présomptions homosexuels dans le département de Rufisque. Au total, huit personnes ont été interpellées depuis le début du mois de juin dans le cadre de cette affaire complexe, marquée par des accusations graves, notamment de transmission volontaire du VIH.
Le point de départ : un délit flagrant à Yenne
L’enquête a débuté le 3 juin dernier lorsqu’Idrissa Camara, 31 ans, veilleur de profession, a été appréhendé par des riverains à Yenne. Ayant tenté de solliciter un homme pour des rapports sexuels au sein du domicile qu’il gardait, le suspect a été piégé par la population avant d’être remis à la gendarmerie. Transféré à la brigade de recherches de Keur Massar pour la suite des investigations, il a reconnu les faits en garde à vue et une déclaration de plusieurs complices.
À l’issue de sa présentation devant le parquet de Rufisque, une information judiciaire a été ouverte. Le doyen des juges, Abdoulaye Ba, a alors émis une délégation judiciaire permettant aux enquêteurs d’élargir leurs enquêtes.
Un réseau étendu et des révélations alarmantes
Le maçon Abdallah Sagna, identifié comme l’un des partenaires d’Idrissa Camara, a été le premier à être interpellé dans le cadre de cette délégation. Son audition a permis de remonter la filière jusqu’aux Parcelles-Assainies, menant à l’arrestation, le dimanche 14 juin, de six autres individus : Ibrahima Sankharé (superviseur à l’UCAD, 51 ans), Cheikh Diagne (technicien de surface, 32 ans), Yankhoba Diakhaté (tapissier, 32 ans), Daour Diouf (chauffeur, 52 ans), Mamadou Barry (traiteur, 37 ans) et Cheikh Touré (commerçant, 36 ans).
Les enquêtes, menées avec des outils techniques avancés, ont révélé une chaîne de transmissions sexuelles complexe entre les mis en cause. Plus grave encore, les enquêteurs ont mis au jour une situation sanitaire préoccupante : parmi les six nouveaux suspects, trois sont porteurs du VIH/SIDA.
Des aveux lourds de conséquences
L’un des suspects aurait avoué, lors des auditions, avoir eu conscience de sa séropositivité depuis 2018. Malgré cet état de santé, il a reconnu avoir multiplié les rapports sexuels non protégés avec plusieurs partenaires, s’exposant ainsi à des poursuites pour transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.
À ce jour, le bilan judiciaire fait état de deux personnes déjà placées sous mandat de dépôt et six autres en garde à vue. La gendarmerie nationale, sous l’impulsion du commandement en place, assure que les enquêtes se poursuivent. Le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Rufisque a ordonné la poursuite des recherches, laissant présager de nouvelles arrestations dans les prochains jours pour démanteler l’intégralité du réseau.

