Thiès : Le G7 dénonce un « climat de pression » et réaffirme la dignité de l’enseignant

THIÈS — Face à la recrudescence des tensions entre le gouvernement et le secteur éducatif, Monsieur Sirakhata Gueye, Secrétaire général du SAEMSS/Thiès et porte-parole du G7, a fermement réagi aux mesures coercitives de l’État. Entre dénonciation des ponctions salariales et appel à la résistance syndicale, le leader syndical a rappelé que l’enseignant est la « sentinelle » de l’avenir du pays.
Par la Rédaction
À Thiès, bastion historique du syndicalisme sénégalais, le message du G7 se veut sans équivoque : les enseignants ne se laisseront ni intimider par les sanctions financières, ni diviser par les discours politiques.
« Nous ne sommes ni faibles, ni isolés »
Sirakhata Gueye a tenu d’emblée à rassurer ses collègues face à ce qu’il qualifie de « menaces voilées » et de « tentatives d’intimidation ». Il rejette la caricature de l’enseignant « perturbateur » souvent brandie pour braquer l’opinion publique et les parents d’élèves contre le corps enseignant.
« Revendiquer dans le respect des lois ne constitue ni un crime ni un acte de rébellion. Exiger l’application d’accords signés relève de la légitime défense de la dignité professionnelle », a-t-il affirmé.
Pour le responsable du SAEMSS, un enseignant ne peut accomplir sa mission de « bâtisseur de conscience » s’il est contraint de « vivre à genoux » sous la menace de sanctions budgétaires.
Le salaire amputé, mais la dignité intacte
La question des ponctions sur les salaires, très durement ressentie dans les foyers, a occupé une place centrale dans son discours. Tout en reconnaissant les sacrifices financiers imposés aux familles, Sirakhata Gueye a transformé cette épreuve en levier de mobilisation.
Il rappelle que la force d’un État ne se mesure pas à sa capacité à sanctionner ses agents les plus essentiels, mais à sa volonté de respecter sa parole donnée lors des précédents protocoles d’accords.
« Nous sommes l’école »
Contre les accusations de manque de patriotisme ou d’irresponsabilité, Sirakhata Gueye a rappelé l’engagement quotidien des enseignants qui dépasse largement le cadre des horaires officiels : préparation des examens, corrections nocturnes, encadrement moral des élèves.
Le secrétaire général a conclu en appelant à une « solidarité active » : aucune menace contre un enseignant isolé ne doit rester sans réponse collective. Selon lui, le combat n’est pas dirigé contre la Nation, mais pour une éducation plus juste et équitable.
À Thiès, le G7 durcit le ton et structure sa résistance. En rappelant que les conquêtes sociales sont le fruit de la patience et de la constance, Sirakhata Gueye prépare ses troupes à un bras de fer prolongé, convaincu que la voix de ceux qui « portent l’avenir » finira par triompher des logiques de répression budgétaire.

