Succession à l’ONU : Le Dr Yoro Dia fustige « l’antipatriotisme » de Pastef face à l’option Macky Sall

Alors que le nom de l’ancien président Macky Sall circule pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies, la levée de boucliers au sein de la mouvance Pastef fait réagir. Le Dr Yoro Dia, ancien conseiller en communication de la présidence, dénonce une posture qui sacrifie le prestige international du Sénégal sur l’autel des rancœurs politiques.
Par Abdallah
Le débat sur l’avenir international de Macky Sall prend une tournure électrique sur la scène nationale. L’ancien président de la République est-il un candidat légitime pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU ? Si la question agite les chancelleries, elle ravive surtout les tensions entre l’ancienne et la nouvelle garde politique sénégalaise.
« Une négation du Sénégal »
Réagissant sur le réseau social X (anciennement Twitter), le Dr Yoro Dia n’a pas mâché ses mots. Pour l’ancien ministre, l’opposition systématique des responsables de Pastef à une telle candidature est le signe d’un manque profond de patriotisme.
« C’est une autre preuve de l’antipatriotisme et de la négation du Sénégal dont Pastef et ses supplétifs sont l’incarnation », a-t-il martelé.
Selon lui, rejeter la possibilité de voir un Sénégalais accéder à la plus haute fonction diplomatique mondiale relèverait d’un aveuglement politique préjudiciable à l’image du pays.
L’intérêt national face aux « petites querelles »
Le Dr Dia appelle à une sacralisation des enjeux diplomatiques, estimant qu’une candidature sénégalaise à l’ONU dépasse largement les clivages partisans. Il exhorte les acteurs politiques à placer « l’intérêt national et continental au-dessus de nos petites querelles et ressentiments personnels ».
Pour les partisans de cette ligne, le rayonnement du Sénégal sur la scène mondiale devrait l’emporter sur les contentieux nés de la gestion du pouvoir entre 2012 et 2024.
Un front du « Non » chez les patriotes
De l’autre côté de l’échiquier, la pilule ne passe pas. Plusieurs responsables de Pastef et de la mouvance présidentielle actuelle ont déjà exprimé leur refus catégorique de voir l’État du Sénégal parrainer ou soutenir cette candidature. Ils invoquent, entre autres, le bilan du président sortant en matière de libertés publiques et de droits humains pour disqualifier sa stature de « garant de la paix mondiale ».
Alors que le Sénégal a souvent brillé par sa diplomatie d’influence, ce duel par médias interposés pose une question de fond : le pays peut-il porter une voix unie à l’international quand ses blessures intérieures sont encore si vives ?


