DÉCRYPTAGE : Pourquoi le titre du Sénégal à la CAN 2025 est-il intouchable ?

Football : la CAF inflige une amende au club de Motsepe - Le ...

Malgré la plainte déposée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) auprès de la CAF, le trophée remporté par les Lions de la Teranga ne risque pas d’être retiré. Entre fausses interprétations des textes et réalités du terrain, voici pourquoi la polémique s’éteint au profit du droit sportif.

Par Abdallah

Le nœud de la polémique : L’article 82 en question

La FRMF a fondé son recours sur les articles 82, 84 et 85 du règlement de la CAN, qui traitent du retrait d’une équipe durant un match. L’argument marocain repose sur l’instant où les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse suite à l’annonce du penalty pour le Maroc.

  • L’interprétation marocaine : Ce mouvement aurait dû entraîner une disqualification immédiate pour abandon.
  • La réalité juridique : L’article 82 sanctionne un retrait définitif. Or, sous l’impulsion de Sadio Mané, les Lions sont revenus jouer.

Les 3 preuves de l’homologation définitive du titre

Selon une source haut placée à la CAF sollicitée par La Gazette du Fennec, le titre sénégalais est définitif pour trois raisons majeures :

  1. Le match est allé à son terme : Contrairement à un forfait, le coup de sifflet final a été donné après 90 minutes (ou plus) de jeu effectif. L’arbitre n’a jamais acté la fin de la rencontre pendant l’incident.
  2. L’homologation officielle : Le résultat (1-0) a été consigné et validé par les commissaires de match.
  3. La remise protocolaire : Le trophée a été remis par le Président de la CAF en présence du Président de la FIFA. Cet acte scelle officiellement le palmarès de la compétition.

Des sanctions disciplinaires restent probables

Si le trophée reste à Dakar, le Sénégal n’échappera pas pour autant à la commission de discipline de la CAF. Le comportement du staff et des joueurs lors de l’incident du « tunnel » pourrait entraîner :

  • Pour le sélectionneur Pape Thiaw : Une suspension de plusieurs matches et une amende.
  • Pour la Fédération (FSF) : Une lourde sanction financière pour « mauvaise conduite » et atteinte à l’image de la compétition.
  • Pour certains joueurs : Des suspensions individuelles basées sur les rapports de l’arbitre et les images vidéos.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *