Aliou Top libéré : le journaliste condamné à trois mois de prison pour « diffusion de fausses nouvelles »

Aliou Top libéré : le journaliste condamné à trois mois de prison pour « diffusion de fausses nouvelles »

Le journaliste sénégalais Aliou Top, directeur du média Sunugal 24 et du quotidien Le Regard, a été libéré ce mercredi 16 avril 2025, après avoir passé plus d’un mois en détention. Le tribunal des flagrants délits de Dakar l’a condamné à trois mois de prison, dont un mois ferme, pour diffusion de fausses nouvelles.

Une affaire qui a secoué le paysage médiatique sénégalais

Lors de son procès tenu le mardi 2 avril, le parquet avait requis une peine de six mois de prison, dont trois mois ferme. De son côté, la défense a plaidé la clémence, invoquant la liberté d’expression et l’absence d’intention de nuire.

Aliou Top avait été placé sous mandat de dépôt en mars 2025, poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et incitation à la haine ethnique, après des propos controversés tenus dans une émission diffusée en janvier.

Des propos jugés sensibles sur la communauté Hal Pulaar

Au cours de cette émission, Aliou Top avait déclaré :

« Il y a un projet sous-régional bien réfléchi, dirigé par des Hal Pulaar, dont l’objectif est de faire en sorte que la sous-région soit dominée par des Hal Pulaar, avec des présidents Hal Pulaar au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et dans les deux Guinées. »

Il avait également évoqué un financement présumé de la chaîne « Fulbe » par la France, des allégations qui ont suscité une vive polémique et une vague d’indignation sur les réseaux sociaux comme dans les milieux associatifs.

Appels à l’apaisement et mobilisation des associations de presse

Face à l’ampleur de l’affaire, plusieurs organisations de presse et défenseurs de la liberté d’expression avaient appelé à la clémence, soulignant la nécessité de protéger les journalistes tout en évitant les discours clivants.

Avec cette condamnation partiellement assortie de sursis, Aliou Top peut désormais retrouver sa liberté. Sa libération relance toutefois le débat sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des médias et la gestion des discours communautaires sensibles au Sénégal.

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